Oily Rag : l’édition de juillet 2026
Oily Rag - L’édition de juillet 2026
Ce mois-ci, nous entrons dans ces lieux où savoir-faire et culture se croisent en silence. Dans un atelier où deux décennies d’instinct partagé ont transformé une amitié en légende, tandis que Jeremy Tagand et Dare Jennings poursuivent une conversation qui s’est toujours exprimée à travers les motos. Nous rencontrons AJ, l’une des nouvelles voix de Deus, dont le regard laisse entrevoir la suite sans perdre de vue ce qui l’a précédée. Puis nous suivons Kumpul-Kumpul de ville en ville, preuve que les communautés les plus fortes ne se construisent pas autour d’une destination, mais grâce à celles et ceux qui se rassemblent en chemin.
Des histoires différentes, unies par le même élan durable : créer avec intention, partager avec générosité, et laisser chaque lieu un peu plus riche qu’on ne l’a trouvé.
À bientôt en août,
L’équipe Deus
Dans le Workshop avec Jeremy & Dare
Certaines relations de travail mettent des années à trouver leur rythme. D’autres s’imposent naturellement.
Dès l’instant où Jeremy Tagand et Dare Jennings se sont croisés, une évidence tacite s’est installée, nourrie par une obsession commune pour les motos, les choses bien faites et l’art de ne jamais trop se prendre au sérieux. Depuis presque vingt ans, le Head of Workshop Jeremy Tagand et Dare Jennings, cofondateur de Deus, construisent des motos et résolvent les problèmes du monde de Deus.
À ce jour, peu de choses ont changé. Ils construisent toujours, et trouvent encore de nouvelles façons de laisser leur empreinte. Cette fois, il s’agit de la BMW GS de Dare, réimaginée par Jeremy avec un kit SKDA sur mesure. Tandis que le duo revient sur la réflexion derrière cette préparation, la conversation dépasse vite les graphismes et les motos pour glisser vers le folklore du Workshop, qui a façonné l’un des partenariats les plus durables au cœur de Deus.
La Nouvelle Garde avec AJ, assistant designer chez Deus
Quelle a été la plus grande surprise à propos de la vie de l’intérieur chez Deus Ex Machina ?
Arriver chez Deus juste après mon diplôme a été une expérience incroyable. J’ai développé une appréciation plus profonde de la collaboration, du savoir-faire et de la précision derrière chaque produit, de l’échantillonnage et des essayages au tissu, au développement des finitions et à la résolution des problèmes. Voir le processus évoluer m’a montré l’importance d’équilibrer créativité, fonctionnalité et qualité, tout en soulignant à quel point l’attention portée aux détails et la collaboration donnent naissance à des pièces pensées et authentiques.
Qu’est-ce qui occupe ton esprit en ce moment ? Et comment cela influence-t-il ta façon de penser le design ?
Ma réflexion autour du design est influencée par un mélange de cinéma, de musique, de mode et de culture visuelle. Je suis attirée par la manière dont différents médiums créatifs construisent une identité à travers le style, le détail et la narration. Je m’intéresse particulièrement aux contrastes, comme associer la douceur à la structure, la nostalgie à la modernité, et des détails raffinés à une touche rebelle. Des influences comme The Crow, Coraline, 10 Things I Hate About You, Blade Runner 2049, The Great Divide de Noah Kahan, et même des références d’enfance comme les poupées Monster High, ont façonné mon approche de la création de vêtements avec du caractère, et de pièces qui semblent réfléchies, authentiques et connectées à la personne qui les porte.
Si quelqu’un voulait comprendre tes goûts, quelle est la chose que tu lui conseillerais de regarder, d’écouter, de lire ou de vivre ?
Je pense qu’il est difficile de définir mes goûts à travers une seule référence, parce que je suis attirée par les contrastes et les associations inattendues. Je n’ai pas une esthétique figée ; j’aime mélanger différentes influences et trouver les liens entre elles. Mes goûts se reflètent dans des films comme Coraline et Edward Scissorhands pour leurs univers visuels uniques, dans une musique qui va de Noah Kahan à Rob Zombie, en passant par The All-American Rejects, et dans des livres comme The Virgin Suicides, Cleopatra and Frankenstein et Hardly Strangers, pour leur attention portée à l’individualité et aux personnages complexes. Je décrirais mes goûts comme atmosphériques, nostalgiques et inattendus, avec un équilibre entre différentes influences qui se rejoignent pour créer quelque chose avec du caractère.
Notes de la route
Kumpul-Kumpul se traduit tout simplement par se retrouver. L’idée a toujours été tout aussi simple.
Ce qui a commencé avec une poignée de garages et de groupes de riders rejoignant l’équipe du Deus Temple pour une balade tranquille sur les petites routes de Bali s’est peu à peu transformé en un rassemblement itinérant, passant de ville en ville et attirant des communautés toujours plus larges à chaque étape. De quelques dizaines de motards ce premier matin à Canggu à plus de 800 personnes remplissant les rues de Jakarta, l’échelle a changé. L’esprit, lui, est resté le même.
Chaque édition adopte le rythme de la ville qui l’accueille. Les garages locaux ouvrent la route. Les artistes laissent leur marque à travers des sessions de pinstriping en direct, des fresques et des croquis. Les musiciens prennent le relais une fois les moteurs apaisés. Les machines elles-mêmes sont aussi variées que celles et ceux qui les pilotent - customs faits main, motos vintage, Vespas et montures du quotidien - tandis que les communautés voisines continuent de rejoindre l’expérience, qu’il s’agisse des groupes de cyclistes en single-speed de Bali ou du Sunset Drive Club de Jakarta, qui fait entrer pour la première fois les quatre roues dans le cortège.
Plutôt que d’imposer un format, Kumpul-Kumpul crée un espace où chaque ville peut s’exprimer. De Bali à Jakarta, et maintenant Bandung, le voyage continue.
Prochaine étape : Yogyakarta.
Plane & Simple | Un documentaire de surf avec Eddy Hamaty
« La plupart des surfeurs n’ont aucune idée de ce qu’il faut vraiment pour shaper une planche — et encore moins pour en fabriquer une. Le plus drôle, c’est que j’ai toujours cru que moi, si. Donnez-moi un rabot et voyons ça. Plane & Simple... pas vrai ? »
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